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  <title>Bioenergie International - émissions</title>
  <link>http://www.bioenergieinternational.com/index.php/</link>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 21 Nov 2008 05:43:30 +0100</pubDate>
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    <title>Comment réduire les émissions du bois-énergie ?</title>
    <link>http://www.bioenergieinternational.com/index.php/post/2008/04/16/Comment-reduire-les-emissions-du-bois-energie</link>
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    <pubDate>Wed, 16 Apr 2008 11:24:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>redac</dc:creator>
        <category>Bois</category>
        <category>émissions</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.bioenergieinternational.com/public/Num04-2008-04/electrode-zumikron.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bioenergieinternational.com/public/Num04-2008-04/.electrode-zumikron_sq.jpg&quot; alt=&quot;electrode-zumikron.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Existe-t-il des solutions pour réduire les émissions de particules du bois énergie&amp;nbsp;?
Bioénergie international encourage le développement de la biomasse comme source d’énergie dans le secteur domestique, collectif et industriel, à condition que cette démarche s’accompagne de l’utilisation de combustibles appropriés (qualités et quantités, ressource locale) et de techniques efficaces à hautes performances environnementales, afin de minimiser les impacts environnementaux et sanitaires. Il existe déjà de nombreuses solutions. La priorité est dans le remplacement des appareils anciens, peu efficaces et polluants.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Comme le présente l’ADEME, il est indispensable de réduire de manière globale et progressive les émissions atmosphériques de la filière biomasse énergie, afin de préserver ses atouts indéniables en termes d’émission de gaz à effet de serre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deux possibilités existent pour réduire ces émissions polluantes. La première est préventive et consiste à travailler les paramètres d’émissions lors de la combustion pour les optimiser afin de réduire la quantité de particules produite. La seconde est curative et passe par l’installation de systèmes de filtration qui empêchent ces particules de se répandre dans l’atmosphère.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les paramètres influençant les émissions sont les mêmes que ce soit pour le secteur domestique, collectif ou industriel. Ils dépendent du combustible, de l’appareil de combustion et des conditions de combustions. Ils ont été identifiés dans de nombreux travaux dont la thèse de Rabot-Querci en 2006. Cette étude identifie les principaux facteurs comme étant&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Les caractéristiques du combustible (taux d’humidité, granulométrie, taux de cendre…).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les caractéristiques techniques des appareils de combustion (plus le rendement est important moins il pollue)&amp;nbsp;: nature du foyer (distribution air, technologie de combustion…) et qualité de fonctionnement (charge de bois, temps de séjour, gestion de l’air…).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les paramètres liés à l’installation.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour réduire les émissions, il faut «&amp;nbsp;avoir une oxydation la plus complète possible à l’intérieur de la chambre de combustion, une température suffisante
ainsi qu’un bon mélange ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour les solutions préventives, les recommandations sont les mêmes pour les appareils de petite puissance (chauffage individuel) et de forte puissance
(chauffage collectif).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi l’étude ANTEA de l’ADEME met en évidence que la qualité du combustible (principalement l’humidité), la bonne exploitation des installations et leurs dimensionnements (bien adaptés) sont prépondérants. «&amp;nbsp;Une chaudière surdimensionnée fonctionne à faible charge avec des températures de combustion plus faibles et des émissions polluantes plus élevées.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Suite à des études, l’Agence Fédérale de l’Environnement en Allemagne a publié en 2007 un guide à l’attention des utilisateurs du chauffage au bois.
Les principales recommandations étaient&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Choisir un bon combustible (adapté et de bonne qualité),&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;S’assurer que le fonctionnement des appareils de chauffage est optimal,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Faire régulièrement l’entretien de son installation,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Remplacer les anciens appareils (à faible rendement).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h2&gt;Solution pour le chauffage individuel&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.bioenergieinternational.com/public/Num04-2008-04/pub-ruegg-zumikron-num04-2008.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bioenergieinternational.com/public/Num04-2008-04/.pub-ruegg-zumikron-num04-2008_t.jpg&quot; alt=&quot;pub-ruegg-zumikron-num04-2008.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
Il y a encore quelques années
aucune solution de filtration
n’était proposée aux particuliers.
Face aux alertes aux
particules fines et aux pollutions
causées par des appareils
individuels peu performants,
Rüegg a mis au point
une solution&amp;nbsp;: le filtre à particules
Zumik®on.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.bioenergieinternational.com/public/Num04-2008-04/schema-zumikron.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bioenergieinternational.com/public/Num04-2008-04/.schema-zumikron_t.jpg&quot; alt=&quot;schema-zumikron.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Adaptable sur la plupart des
appareils de chauffage au
bois, du poêle à la chaufferie
en passant par la cheminée, Zumik®on fonctionne sur un
principe électrostatique&amp;nbsp;: lors
de leur passage dans le
conduit de fumées, les particules
fines sont attirées par
la paroi intérieure et s’y fixent
en attendant le prochain ramonage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Grâce à un entretien
quasi nul, Zumik®on ne
change rien à l’utilisation de
la cheminée mais limite l’impact
sur l’environnement avec
une réduction de 60 % à 90%
de particules fines émises.
Zumik®on a été mis au point
par Rüegg, fabricant suisse de
foyers pour cheminées, et
l’EMPA, un institut suisse de
recherche sur les technologies
durables. Leurs efforts
viennent d’être récompensés par une reconnaissance officielle,
suite à l’Ordonnance
sur la protection de l’air (OPair)
qui institue de nouveaux minima
pour les particules fines
en Suisse&amp;nbsp;: Zumik®on est à
ce jour le seul dispositif homologué
par les autorités
suisses pour la réduction des
PM10 dans la catégorie des
systèmes de chauffage au
bois domestiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Zumik®on est disponible en
France, via la filiale Rüegg
France de Wissembourg, en
Alsace, et ses distributeurs,
le Club des Créateurs de Cheminées
Rüegg. Pour Henry
Spack, directeur Rüegg
France, Zumik®on est une
chance pour le bois-énergie&amp;nbsp;: &quot; Les vertus écologiques du
bois ne sont plus à démontrer
: renouvelable, local, neutre
en émission de gaz à effet
de serre. Et si l’on se
débarrasse du problème des
particules fines, cette énergie
devient parfaite&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le filtre à particules est adapté
aux foyers à bois et poêles
jusqu'à 50 kW&amp;nbsp;: le filtrage de
90 % a été atteint avec un
poêle à granulés Rüegg. Tout
professionnel compétent
(chauffagiste ou cheministe),
peut l’installer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Zumik®on est constitué de
trois composants principaux
(voir schéma ci-dessous)&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.bioenergieinternational.com/public/Num04-2008-04/integration-habillage-zumikron.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bioenergieinternational.com/public/Num04-2008-04/.integration-habillage-zumikron_t.jpg&quot; alt=&quot;integration-habillage-zumikron.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;le filtre avec électrode et capteur thermique&amp;nbsp;: cette unité compacte est montée sur le conduit de cheminée, l’électrode étant introduite dans une ouverture au centre du conduit de fumée.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la conduite d’air&amp;nbsp;: elle permet de refroidir les câbles et, dans certaines applications (cheminée et poêles), de maintenir le filtre dans un bon état de propreté.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L’unité de régulation&amp;nbsp;: selon la température de la sonde, met en marche ou stoppe le filtre&amp;nbsp;; elle fournit à l’électrode la tension optimale.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;


&lt;p&gt;Equipée de cette nouvelle
technologie, une chaudière à
granulés a vu ses émissions
de particules passer de 19.5
à 2,7mg/m3&amp;nbsp;! Consommant à
peine 12 W, le fonctionnement
est économique. Le coût
conseillé est de 1 200 euros
HT et l’appareil bénéficie du
crédit d’impôt lorsqu’il est
vendu avec une installation
neuve. «&amp;nbsp;Si ce filtre peut réduire
de 73% en moyenne la
pollution par les PM10, l’État
français ne devrait-il pas étendre
les équipements pouvant
bénéficier du crédit d’impôt
à ce type de filtre&amp;nbsp;? » (J. HDC)&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;Solution pour le chauffage collectif et les industriels&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;Il existe des solutions de traitement
des fumées éprouvées
pour les chaufferies de
forte puissance. Le multicyclone
est largement utilisé
avec les chaudières de puissance
thermique inférieur à
4 MW et permet de respecter
le seuil de 150 mg/Nm3 de
particules.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour les chaudières de puissance
supérieure à 4MW, les électrofiltres (EF) et filtres à
manche (FAM) permettent
d’atteindre des valeurs limites
d’émissions de poussières
de 100 mg/Nm3 que ne peut
garantir un multicyclone.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’utilisation de ces technologies
dans des chaufferies bois
de puissances inférieures à
4 MW permet d’abaisser les
émissions à 50mg/Nm3 voir
10 mg/Nm3
(ADEME/TRIVALOR 2007).
Les principes de fonctionnement
de ces technologies
sont différents. Pour les multicyclones,
les fumées chargées
de poussières subissent
un mouvement de
rotation en pénétrant dans
une batterie de tubes à base
conique (cyclones). Ce phénomène
crée une force centrifuge
qui s’exerce sur les
particules qui sont projetées
sur les parois et tombent à la
base des cyclones dans des
cendriers. Ce sont des appareils
simples et fiables.
Les filtres à manche sont
constitués de plusieurs cellules
de filtration constituées
chacune de rangées de
manches filtrants en feutre
ou en tissu. Les particules
s’accumulent en gâteau sur
ces filtres. Ils sont nettoyés
automatiquement par air
comprimé et les poussières
sont stockées dans des trémies
sous les filtres. Leur
avantage est que le rendement
de filtration ne change
pas avec la quantité de poussières
dans les gaz.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le cas des électrofiltres,
les fumées circulent entre des
plaques métalliques verticales
de grandes dimensions. Une
différence de potentiel est générée
entre ces électrodes
réceptives par un générateur
électrique. Les particules
(chargées par des ions) sont
attirées par ces plaques. Un
système de nettoyage automatique
(par marteaux) fait
tomber les poussières accumulées
sur les électrodes
dans des trémies. Ils présentent
l’avantage de garder de
bonnes performances pour
les particules de petites tailles
(rendement de 95% pour les
PM1,0).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’ADEME a commandé une
étude sur «&amp;nbsp;l’évaluation technique,
environnementale et économique des techniques
disponibles de dépoussiérage
pour les chaufferies industrielles
et collectives de puissance
thermique inférieure à
4 MW&amp;nbsp;» à TRIVALOR. Cette
étude dresse un bilan des
avantages et inconvénients
de ces systèmes (tableau 1).
Les conclusions de cette
étude sont&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Si la mise en
place de l’un ou l’autre des
systèmes est techniquement
faisable jusqu’à des puissances
utiles d’environ 500
kW et permet d’aller bien au-delà
des exigences réglementaires
quand elles existent, le
choix d’y recourir (ou non) résulte
nécessairement d’un
compromis entre les performances
environnementales
et les coûts. Cette étude montre
d’une part que pour les
chaudières de puissance utile
comprise entre 1,2 et 3,2 MW,
le surcoût d’investissement
d’un filtre à manches ou d’un électrofiltre est évalué entre
20 et 30% du coût de référence
ADEME d’une chaudière
bois, pour un bénéfice
environnemental réel. A l’inverse,
pour les chaudières de
puissance utile inférieure à
1,2 MW, ce surcoût peut atteindre
jusqu’à 65% du coût
de référence ADEME de chaudières
bois, au regard d’un
gain environnemental plus limité.
D’autre part, le filtre à manches,
moins encombrant que
l’électrofiltre, peut atteindre
de meilleurs niveaux de performance,
ainsi qu’un montant
d’investissement moins
élevé pour un même niveau
d’émission de poussières,
mais présente un risque incendie
sensiblement élevé
contrairement à l’électrofiltre.
Pour les chaudières de puissance
inférieure à 1,2 MW,
l’évaluation environnementale
et économique avantage le filtre à manches par rapport
à l’électrofiltre.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Il est largement admis que le
bois-énergie contribue à la
pollution atmosphérique, cependant
ce dossier met en
évidence les nombreuses incertitudes
qui demeurent sur
l’étendue de sa contribution.
Il est clair qu’il est indispensable
de réduire les émissions
atmosphériques de la filière
biomasse énergie, afin de préserver
ses atouts environnementaux
et permettre à cette
filière de se développer durablement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les origines des particules
responsables de la pollution
de l'air doivent être identifiées.
Un travail de fond doit
être entrepris pour permettre
à la fois de réduire les émissions
sur le long terme mais
aussi de pouvoir agir efficacement
en cas de dépassements
de «&amp;nbsp;seuils d'alerte ».
Les experts (des bioénergies
et de la qualité de l’air)
s’accordent sur le fait qu’il
faut développer plusieurs
axes d’amélioration simultanément
que sont&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;le renforcement des connaissances sur les émissions atmosphériques,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le remplacement du parc d’appareils de chauffages au bois individuels anciens à faible rendement,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;l’information des particuliers sur l’importance d’une bonne combustion et de la provenance du bois utilisé dans les foyers domestiques pour réduire les émissions,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la sensibilisation des professionnels à l’importance du dimensionnement des installations,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;l’amélioration et l’utilisation des systèmes de filtrations des émissions,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;l’encadrement le développement de la biomasse énergie avec des outils financiers et réglementaires.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;Xavier COLLIN&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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