Manutention efficace de biomasse solide en vrac par fond vibrant
Par ITEBE le jeudi 17 janvier 2008, 18:25 - Bois - Lien permanent

Le fond vibrant «Vibrafloor » est une technologie universelle
de déstockage des produits vrac, fluides ou cohésifs.
Des modules indépendants disposés sur le fond
légèrement incliné des silos, navires, wagons et containers,
permettent d’en récupérer automatiquement les
talus résiduels. Jean-Claude Poncet de Silexport International
nous en explique le fonctionnement.
Le coût de la biomasse est constitué
pour l’essentiel de frais de
transport et de manutention.
Idéalement le combustible est
consommé par la chaudière directement
sur le lieu de production, sans
manutention intermédiaire. Lorsque
les lieux de production et de combustion
sont éloignés, le matériau est
chargé dans des containers Vibrafloor
sur le site de production, transporté,
stocké, puis alimente directement
la chaudière grâce au fond
vibrant.
Principe de base
Un fond vibrant peut être appréhendé comme une couche flexible interposée entre un plancher légèrement incliné et un talus résiduel de matériaux. La mise en vibration de cette couche provoque la déstabilisation du talus résiduel, et son transport progressif le long de la pente vers un convoyeur de reprise. Les vibrations sont toujours initiées au pied de la pente où la charge est la plus faible, et où le talus résiduel est le plus susceptible de s’effondrer. En pratique, la couche flexible se compose de modules indépendants, pré-assemblés en usine, et disposés sur le fond du stockage à vidanger. Les modules vibrants permettent de déstocker efficacement tout type de biomasse, plaquette de bois, granulés, sciure, écorces déchiquetées etc. ayant une humidité jusqu’à 40%.
Fabrication
Un module pré-assemblé est composé d’une tôle en acier spécial reposant sur des ressorts, maintenue sur un cadre métallique par une membrane thermoplastique robuste. L’installation sur site consiste à disposer les modules sur le fond, boulonner un vibrateur électrique protégé par un carter étanche à la poussière, et réaliser les branchements électriques. Les modules sont adaptés à la forme et aux dimensions du stockage. Ils sont d’épaisseur 45mm, de longueur variable, et d’une largeur préférentielle de 2,2 m. Les coins peuvent être biseautés pour coller au plus près de parois circulaires.
L’angle de la pente est choisi selon la granulométrie, l’humidité et le poids spécifique du ou des produits stockés, afin d’obtenir le débit de vidange prescrit. Les parties mécaniques mises en vibration sont supportées par des ressorts et maintenues en place par la membrane thermoplastique, et de ce fait ne transmettent pas de vibrations à la structure. Un fond vibrant n’ajoute aucune contrainte mécanique à la structure, autre que son poids propre de 35 daN/m2.
Applications
Les containers Vibrafloor sont parfaitement adaptés à la gestion des flux de combustible, puisqu’ils évitent toute opération intermédiaire de manutention des produits. Les planchers vibrants sont également utilisés en silos, et il est envisagé d’équiper des navires autonettoyants de transport de plaquette et de granulés de bois. Le concept est déjà utilisé dans des navires de sucre cristallisé en Australie, de farine en Hollande et d’aliments pour poisson en Norvège.
Usine de granulés
Les modules vibrants trouvent leur place dans les usines de granulés mobiles comme celle développée par la société britannique Biojoule, pour déstocker la production de granulés de containers de 40 pieds.
Wagons
Le transport de plaquettes de bois par chemin de fer se heurte au problème de vidange des wagons. Des prototypes réalisés avec la société Railtrans ont prouvé l’efficacité et l’intérêt technico-économique de wagons Vibrafloor, capables de se nettoyer intégralement en trois minutes, y compris sur produit gelé.
L’introduction de fonds vibrants dans
les projets de transports et de manutention
de biomasse permet des économies
substantielles de coûts
d’investissements et d’exploitation,
tout en garantissant un excellent
confort d’utilisation, en toute sécurité.

