Mélange d’enjeux de revitalisation d’une commune, et de mise en œuvre de moyens techniques adaptés à chaque situation de ses concitoyens, la décision d’implanter une chaufferie bois municipale doit s’accompagner d’une démarche exhaustive afin que l’expérience soit un succès et puisse être étendue à d’autres communes…. ou à d’autres électeurs réticents à priori.

Une fois réfléchi au raccordement des bâtiments communaux (école, mairie, salle des fêtes, …) il convient d’examiner les destinataires potentiels de cette infrastructure afin de dynamiser la commune autour d’une solution qui fournira à différents profils de famille et d’habitat, une solution énergétique personnalisée, propre et économique.

Notre réflexion, fondée sur un retour d’expérience unique en France, bâti sur plus de 1000 logements équipés, va s’attacher à mettre successivement en lumière des aspects pratiques, organisés autour de 5 pôles :

  1. La distribution du primaire

Un simple rappel des règles parfois oubliées de l’hydraulique pour ne pas pénaliser le projet et ne pas jeter le doute sur des solutions par manque de discernement :

  • Objectif
    • Circulation de l’eau entre l’aller et le retour primaire
    • Egalité de fourniture d’énergie pour chaque logement
    • L’air doit pouvoir être évacué facilement et complètement
    • Offrir la performance attendue par chacun des occupants
  • Règle à respecter
    • L’aller et le retour bouclés par un organe réglable (soupape différentielle ou vanne d’équilibrage)
    • Une vanne d’équilibrage accessible par logement
    • Purges manuelles en point haut de l’installation
    • Ajuster la température et le débit primaire au système
  1. Le raccordement du logement au réseau

Comment délimiter le réseau collectif du circuit domestique, comment s’affranchir des interventions malheureuses des particuliers venant perturber le fonctionnement général (vidange de radiateurs pour des travaux de peinture par ex.).

La solution se trouvera dans l’incorporation d’un échangeur, dit de séparation, délimitant chacun des circuits mais nécessitant un dimensionnement adapté aux organes de la chaufferie.

Chaque cas étant unique, il est indispensable d’ajuster cet équipement et ses caractéristiques à l’installation étudiée : température réseau, débit primaire constant ou variable, pertes de charge admissibles, …

Le sous ensemble échangeur pourra être fourni par la commune dans le cadre de l’abonnement, ou incorporé dans le module individuel et ainsi, facturé séparément.

  1. La Production de l’ECS

Face à la dimension économique du projet, il convient d’appréhender dès l’étude la manière dont sera réalisée la future exploitation : doit-on faire fonctionner la chaufferie 365 jours par an ou devra t-on/pourra t-on exclure la fourniture durant une période de maintenance ou d’arrêt estival durant laquelle le taux d’utilisation est faible (usage ECS uniquement) ?

L’optimum économique devra tendre vers le maintien d’une charge continue importante sur la chaudière afin de garantir un bon fonctionnement et un rendement annuel de qualité.

L’ECS étant très énergétivore, son mode de production devient un des premiers enjeux d’étude :

  • ECS instantanée (échangeur dédié) qui nécessite une puissance élevée de l’ordre de 30 kw par logement ; rappelons que la rusticité du confort proposé

a conduit les fabricants de chaudières murales à s’en éloigner afin de respecter les exigences actuelles de confort (de type Dolce Vita)

  • ECS micro accumulée qui demande une puissance sensiblement identique mais qui procure un confort maximal dans un encombrement réduit. Alliance de compacité et de confort cette solution est le meilleur compromis (modèle TOP de TePeeCal avec micro accumulation brevetée)
  • ECS par accumulation pour une puissance appelée très réduite qui permet une indépendance énergétique en été grâce à l’intégration soit d’un deuxième serpentin solaire, soit d’un appoint électrique. Cette approche est plus adaptée aux maisons individuelles disposant d’espace pour loger un ballon (garage, local technique)
  1. Le principe de chauffage

La multiplicité des approches exige un véritable accompagnement et une ingénierie de la part du fabricant afin que soient pris en compte les cas variés qui se présentent. L’objectif restera d’offrir à l’occupant une facilité de réglage (tableau de bord) et à l’exploitant un suivi aisé du réseau (télégestion éventuelle) :

  • De la vieille habitation équipée de radiateurs haute température, jusqu’au plancher chauffant basse température, l’habitat qu’il soit social ou privé n’est pas uniforme….
  • Du réseau primaire à débit constant, jusqu’à la régulation coordonnée du module au primaire et au secondaire, l’éventail des solutions nécessite adaptabilité et évolutivité de la solution.

Il conviendra donc d’être capable de proposer des réponses techniques personnalisées aux différents cas identifiés sur l’opération. Schéma technique d'installation Tepeecal

  1. L’intégration du module dans le logement

Faciliter l’adhésion des habitants à la solution d’individualisation, c’est aussi être capable de proposer un appareil discret dans son intégration et économique dans l’espace utilisé (n’oublions pas le coût élevé du m²).

Pour approcher cet objectif, l’esthétisme, le niveau sonore, et enfin les dimensions doivent permettre une incorporation simple dans une cuisine intégrée par exemple (largeur maximale des modules de 500 mm) en particulier pour des appartements de petites dimensions.

Cette approche en 5 points conduit à concevoir et fabriquer, une solution sur mesure industrialisée qui participe à accompagner la mairie dans sa démarche, afin d’assurer la réussite du projet, sa pérennité et permettra de convaincre les plus réticents.

Dominique Séguy, Direction et Jean Luc Deloy, dirigeant associé
www.tepeecal.fr